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​5 résolutions à prendre par les auditeurs internes en 2018 pour préparer l'avenir

2 janvier 2018

Lorsqu’une nouvelle année commence, chacun a tendance à l’accueillir avec optimisme et confiance malgré l’avenir incertain. J’ignore si ces perspectives prometteuses sont le fruit de l’esprit de fête qui règne à cette période ou si au contraire, c’est cet optimisme qui suscite cet entrain. Quoi qu’il en soit, le nouvel an nous pousse à définir des objectifs et à vouloir faire mieux.

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de consacrer mon premier article de l’année aux résolutions que les auditeurs internes pourraient prendre pour l'année qui vient, en soulignant les problématiques émergeantes ou prévisibles. Par exemple, la date butoir de mai 2018 pour se conformer au nouveau règlement de l’Union Européenne sur la protection de la vie privée. Mais cette année, j’adopte une approche plus stratégique visant à définir des résolutions qui aideront les auditeurs internes à être plus engagés et orientés vers le futur en 2018 et au-delà.

Les parties prenantes font plus que jamais appel à l’audit interne pour qu’il apporte son soutien à l’organisation dans sa gestion des risques et des opportunités. Selon moi, ceci est la preuve indéniable des progrès constants réalisés par la profession pour « avoir voix au chapitre » et ainsi devenir le conseiller de confiance dans chaque organisation. Par conséquent, nous devons mettre l’accent sur le développement de nouvelles compétences afin de répondre aux nouvelles demandes et faire preuve de la force intérieure et du courage nécessaires pour relever les défis de taille qui nous attendent.

Ces cinq résolutions vont y contribuer.

Scruter l’horizon. L’année dernière, j’ai utilisé à plusieurs reprises une analogie avec la météo pour décrire notre travail ; elle reste pertinente pour cette résolution. En effet, les auditeurs internes doivent agir comme un radar Doppler pour détecter les risques émergents qui menacent leurs organisations.

Pour la plupart, cela implique de sortir de leurs zones de confort traditionnelles que sont les missions d’audit financier, de conformité et opérationnel. Cependant, il nous est impossible d’offrir aux organisations une mise en exergue des lignes de fuite sans comprendre les risques stratégiques au sens large liés à la géopolitique, à la macroéconomie, à la cybersécurité, aux technologies et à d’autres facteurs.

Passer à l’offensive dans la course aux talents Un de nos plus grands défis consiste à attirer et à retenir les talents. Si nous voulons non seulement répondre aux attentes grandissantes des parties prenantes mais aussi les dépasser, nous devons nous assurer que nous possédons les ressources et les compétences nécessaires. Pour ce faire, il faut avant tout comprendre l’ensemble des risques propres à chaque organisation et au secteur dans lequel elle évolue. Par exemple, les risques dans le secteur financier sont totalement différents des risques de l’industrie chimique. Après avoir appréhender ces risques, il s’agit de recruter ou de former les collaborateurs adaptés pour ces domaines et dotés des compétences requises pour les auditer.

Nous devons également recruter des talents ou garantir des relations de co-traitance qui nous permettent d’élargir et d’améliorer notre capacité à auditer des risques spécifiques ou exigeant une expertise particulière. Nous ne pouvons pas ignorer certains risques uniquement parce que nous ne disposons pas des compétences qu’il faut pour les traiter.

Aiguiser et déployer les meilleurs outils de navigation Les technologies ont toujours contribué à améliorer l’efficience et l’efficacité. Nous devons devenir des experts de ces outils, mis à la disposition de l’audit interne tels que, les systèmes d’audit informatisés, l’analyse de données, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies qui vont immanquablement apparaître. L’enjeu est d’identifier et d’adopter celles qui rendront les fonctions d’audit interne plus agiles et orientées vers le futur.

Innover votre démarche (pour transformer l’entreprise) Les bouleversements s’accompagnent souvent d’un risque de disparition que seule l’innovation permet de contourner. L’audit interne devrait se faire le champion de la transformation fondée sur des raisonnements et actions innovantes.

Cela peut nécessiter certains changements si la culture d’entreprise est particulièrement réticente à l’échec. En effet, l’innovation passe par une méthode essai-erreur, c’est pourquoi une culture qui punit ou est obnubilée par l’échec aura du mal à innover. Attention cependant à ne pas confondre innovation et technologie. Bien que la technologie soit souvent le moteur et le soutien de l’innovation, les deux ne sont pas synonymes.

Affronter la tempête Les meilleures fonctions d’audit interne n’ont pas peur d’aborder des sujets complexes ou délicats. Elles affrontent la tempête afin d’alerter la direction générale et le Conseil d’administration lorsque les risques ne sont pas bien gérés et que les contrôles ne sont pas conçus ou mis en œuvre de manière adéquate.

Dans un article posté l’année dernière, j’ai écrit que l’audit interne incarne parfois l’oiseau de mauvais augure qui avertit l’organisation des risques ou des problèmes. Cela place donc les auditeurs dans la ligne de mire de ceux qui sont prompts à tirer sur le messager. Que cela ne vous décourage pas. La meilleure pratique d’audit interne exige du courage et le courage n’attend pas l’approbation générale.

Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus.

Richard Chambers

Pour information

Richard F. Chambers, Président et directeur général de l’IIA (Institute of Internal Auditors) publie chaque semaine sur son blog InternalAuditor.org un article sur les enjeux et les tendances concernant la profession d'audit interne.