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Fonction d’audit interne : 10 signes à placer sous haute surveillance

Voilà plus de 20 ans que j’exhorte les responsables d’audit interne à rester attentifs aux signaux envoyés par les parties prenantes, dont les attentes peuvent varier considérablement d’une organisation à l’autre. Chaque responsable d’audit interne doit constamment analyser les différents groupes de parties prenantes, tant actuels que potentiels, et réévaluer leurs besoins.

Même si les attentes peuvent rapidement évoluer en fonction des risques pesant sur l’organisation, certains signes révélateurs existent, qui suggèrent que les auditeurs internes n’ont peut-être pas toutes les cartes en main. L’expérience m’a appris que des indices – certains imperceptibles, d'autres évidents – permettent de déceler le scepticisme, voire l’insatisfaction des parties prenantes, d’une part quant au leadership du responsable d’audit interne et d’autre part concernant la valeur de cette fonction.

Après avoir exposé pour la première fois ce que je considère comme les 10 principaux signes de potentielle insatisfaction des parties prenantes à l’égard de l’audit interne dans l’article inaugural de mon blog en 2009, je n’ai cessé par la suite de partager mon opinion sur ce sujet, et plus récemment dans mon dernier ouvrage The Speed of Risk: Lessons Learned on the Audit Trail, 2e édition, publié en 2019.

Le manque de soutien à l’audit interne est un risque auquel nous faisons tous face en tant que responsables d’audit interne. Par conséquent, j’ai souhaité fournir ici une mise à jour de la liste des « 10 signes à placer sous haute surveillance » par la fonction d’audit interne. 

  • Vous mettez en œuvre un plan annuel d’audit interne fondé sur une évaluation des risques datant d’il y a six mois, vous ne disposez d’aucun mécanisme d’identification des potentiels nouveaux risques ou risques émergents, et aucune nouvelle mission n’a été ajoutée au cours des deux derniers mois. 
  • La direction générale et le comité d’audit vous font remonter davantage de nouveaux risques que vous ne le faites à leur égard. 
  • Les membres du comité d’audit évoquent de plus en plus fréquemment les « bonnes pratiques en matière d’audit interne » observées dans les autres organisations où ils siègent au conseil d’administration. 
  •  Les parties prenantes au sein de votre organisation vous pressent de soumettre votre service à une évaluation externe de la qualité, laquelle n’a que trop tardé. Pire, elles insistent pour que cette évaluation soit avancée par rapport à l’intervalle de cinq ans prescrit par le Cadre de référence international des pratiques professionnelles de l’IIA. Une telle situation a récemment été observée à Dallas. 
  •  Le directeur général ou le directeur financier fait savoir que votre budget/dotation en personnel sera réduit(e) sans vous interroger au préalable sur l’impact de ces mesures. Par ailleurs, le comité d’audit ne s’inquiète aucunement des coupes dans l’effectif de l’audit interne. 
  • Vous figurez de moins en moins à l’ordre du jour du comité d’audit ou vous remarquez que ses membres profitent de votre temps de présentation pour vérifier leurs e-mails ou se rendre aux toilettes.  
  • Les parties prenantes au sein de votre organisation ont recours à des prestataires externes pour la réalisation de projets que l’audit interne est en mesure de prendre en charge. 
  • Vous annoncez votre départ à la retraite et le directeur financier ou le directeur général s’empresse de nommer à votre place un cadre de l’organisation dépourvu d’expérience en matière d’audit interne, faisant fi de vos recommandations parmi les cadres hautement qualifiés du service d'audit interne de l’organisation. 
  • Le directeur financier ou le directeur général détermine l’ordre du jour du comité d’audit et décide de ce que vous pouvez ou non présenter lors des réunions. Il vous somme également, pour tout appel que vous envisagez de passer au président du comité d’audit, de lui en parler en premier lieu afin d’obtenir son approbation et, par la suite, de lui rendre compte du contenu de la conversation.  
  • Le directeur financier ou le directeur général vous demande si l’organisation « a réellement besoin d’une fonction d’audit interne ». 
 
Afin d’actualiser ma liste, j’ai demandé d’autres éclairages et des exemples supplémentaires aux responsables de l’audit interne récemment nommés – et les résultats sont tout à fait édifiants. Il existe certainement bien d’autres signes dénotant une perte de confiance ou de soutien des parties prenantes à l’égard de l’audit interne. Je ne peux que vous inviter à les partager.