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​Les Principes fondamentaux de l’audit interne, un engagement absolu

J’ai consacré mon article précédent aux cinq premiers Principes fondamentaux de l’IIA qui sont détaillés dans le nouveau guide pratique qui vient de paraître, intitulé « Principes fondamentaux pour la pratique professionnelle de l’audit interne, Leviers et indicateurs clés ». En revanche, dès que l’on parle de principes, l’exhaustivité est de mise, c’est pourquoi je présente désormais les cinq autres principes.

Je le répète, mais je crois fermement que témoigner de notre respect des Principes fondamentaux est la clé de la réussite de notre profession. Les Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne et les autres composants du Cadre de référence international des pratiques professionnelles fournissent des règles spécifiques et guident les auditeurs, mais les Principes fondamentaux sont les fondements de notre profession. Comme le disait le président américain Franklin D. Roosevelt, « les règles ne sont pas nécessairement sacrées, les principes le sont . »

Cette citation m’amène à vous partager mes observations sur les Principes fondamentaux 6 à 10.

Démontrer la qualité de l’audit interne et son amélioration continue. Ce Principe fondamental rappelle le devoir qu’ont les auditeurs internes de rechercher en permanence l’amélioration de leurs compétences et de leurs services aux organisations. D’après la série de normes 1300, le responsable d’audit interne doit concevoir et tenir à jour un programme d’assurance et d’amélioration qualité (PAAQ). J’insiste sur cette notion d’amélioration, car elle permet de mesurer notre engagement vis-à-vis de ce principe.

La surveillance continue des performances de l’audit interne, les auto-évaluations périodiques ou évaluations externes par des personnes compétentes, les examens quinquennaux de l’assurance qualité sont autant de moyens d’assurer un suivi de nos performances en la matière.

Au sujet du Principe fondamental « Faire preuve de compétence et de conscience professionnelle », comme évoqué dans mon dernier article, nous devrions nous motiver à accroître nos connaissances, nos savoir-faire et notre expérience, selon les demandes de nos organisations.

Communiquer de manière efficace. Plusieurs Normes traitent de l’obligation de communiquer, notamment la série 1300. Les responsables d’audit interne doivent faire part des résultats du programme d’assurance et d’amélioration qualité aux parties prenantes. Les Normes exigent aussi des responsables d’audit interne qu’ils communiquent sur la planification et la performance de la mission ainsi que sur les constats. A fortiori, s’il y a une chose sur laquelle ils doivent absolument communiquer, c’est sur l’acceptation des risques. Selon le guide pratique, les responsables d’audit interne doivent « promouvoir activement la mission, le rôle, l’efficacité et la valeur de la fonction d’audit interne ».

Je tiens à souligner que communiquer ne consiste pas à cocher des cases, mais qu’il s’agit d’une compétence qui s’affine avec les années. On peut s’en tenir à communiquer des informations, des actions et des recommandations aux parties prenantes, mais pour être efficace, la communication doit être à double sens. Il faut échanger sur le savoir-faire, la raison, la volonté, les frustrations et les objectifs communs, et pour y parvenir, les relations avec les parties prenantes doivent être bâties sur un respect et une confiance mutuels.

Fournir une assurance fondée sur une approche par les risques. D’après le nouveau guide pratique, ce Principe fondamental incarne l’essence même de la mission de l’audit interne qui consiste à « accroître et préserver la valeur de l’organisation en donnant avec objectivité une assurance, des conseils et des points de vue fondés sur une approche par les risques. »

Presque tout dans le rôle du responsable d’audit interne implique le respect de ce Principe fondamental, qu’il s’agisse de l’évaluation des processus de gouvernance de l’organisation, des processus de management des risques ou de contrôle interne, ou encore du niveau de maturité et du rôle de la culture. Le 4e Principe fondamental — être en phase avec la stratégie, les objectifs et les risques de l’organisation — rejoint également ce 8e principe.

Ce dernier est confronté à un défi de taille. Bien que de nombreux aspects de la fonction d’audit interne et du rôle du responsable d’audit interne contribuent intrinsèquement à démontrer son respect, donner une assurance fondée sur une approche par les risques est en réalité un exercice très exigeant qui nécessite de collaborer avec les parties prenantes et de connaître de manière approfondie la stratégie, la culture et les objectifs de l’organisation.

Être perspicace, proactif et orienté vers le futur. J’ai consacré plusieurs articles à l’évolution de l’audit interne, qui ne fournit plus seulement une vision rétrospective, mais aussi des éclairages et une vision prospective. C’est précisément ce qu’incarne ce Principe fondamental. Un audit interne perspicace devrait instruire les parties prenantes sur les impacts et les causes racines des défaillances des dispositifs de contrôle, intégrer les risques émergents identifiés à la stratégie de l’entreprise en matière de risques, et prendre en compte ces éclairages pour améliorer le management des risques au sein de l’organisation.

En se positionnant en éducateur, l’audit interne peut exprimer son orientation vers l’avenir. Par exemple, il peut avertir l’organisation des nouvelles évolutions technologiques, telles que la 5G, qui auront des répercussions sur l’organisation, et ainsi l’aider à les anticiper.

Encourager le progrès au sein de l’organisation. D’après le nouveau guide pratique, « ... la nature des travaux d’audit consiste à évaluer les processus de gouvernance d’entreprise, de management des risques et de contrôle, et à contribuer à leur amélioration. » Ce n’est là qu’un pan de sa mission. Ce Principe fondamental exige davantage qu’une simple contribution au progrès au sein de l’organisation. L’audit interne doit être impliqué dans la façon dont ce dernier est encouragé. À cet effet, il doit montrer l’exemple en mettant en lumière les améliorations au sein de la fonction d’audit interne, en éduquant et en partageant les éclairages nécessaires pour encourager le progrès au sein de l’ensemble de l’organisation.

Cette analyse des dix Principes fondamentaux révèle combien les principes se recoupent et comment la réussite dans un domaine peut favoriser la réussite dans un autre. En définitive, voici les deux objectifs que tout professionnel devrait s’efforcer d’atteindre : ancrer ces principes dans tous les aspects de sa vie professionnelle et aider ses collègues à adopter et adapter ces principes dans leurs fonctions.

Si nous y parvenons, nous serons en mesure de réussir, ainsi que nos organisations, et ce, quels que soient les défis à venir.

Comme toujours, je me réjouis de lire vos commentaires.

Communication :
Richard F. Chambers, Président et CEO du Global Institute of Internal Auditors, écrit un article hebdomadaire pour InternalAuditor.org sur les questions et tendances relatives à la profession de l’audit interne.