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L’IIA établit une « tête de pont » chargée de sa promotion à Washington, D.C.

Richard F. Chambers
Le 12 décembre 2016

À partir du mois de décembre, l’IIA sera présente à plein temps à Washington, D.C., avec l’arrivée de notre premier directeur des relations gouvernementales. C’est la première fois en presque 45 ans que l’IIA ouvre un bureau en dehors de la Floride. Depuis 2012, l’IIA dispose d’un cabinet chargé des relations ouvernementales basé à Washington, D.C., mais son installation définitive sur place permettra de mieux véhiculer notre message aux personnes chargées de concevoir les lois et les réglementations qui affectent l’audit interne et de mieux promouvoir la valeur que la profession apporte aux entreprises et à l’État.

Pour que cette évolution soit efficace, l’IIA doit communiquer  à ses interlocuteurs un message clair et percutant. Une promotion efficace se fonde autant sur la création d’une image que sur l’influence, c’est la raison pour laquelle notre message doit être fort.

Notre présence à Washington ne vise pas à faire du lobbying dans l’intérêt particulier de l’IIA ou du métier de l’audit interne. Elle a pour objectif de former et de sensibiliser les législateurs, les autorités règlementaires, et toute autre partie prenante au rôle essentiel que joue l’audit interne pour assurer l’efficacité des entreprises et des organisations de l’État. Plutôt que promouvoir une réglementation particulière, nous souhaitons donner des clés de compréhension et de réflexion lorsqu’une nouvelle loi et réglementation est proposée afin que les législateurs puissent connaître toutes les conséquences imprévues des projets de lois sur la gestion des risques et le contrôle interne.

Au cours des nombreuses réunions auxquelles j’ai participé avec les législateurs et leur personnel ces quatre dernières années, je n’ai cessé de souligner l’importance de « suivre des risques » pour les auditeurs internes des organisations américaines. J’ai souvent mis l’accent sur le fait que certaines exigences réglementaires et législatives, telles que la loi Dodd-Frank sur les matières premières issues des zones de conflits, pouvaient mettre à mal la planification des audits basés sur les risques.

D’après moi, il n’existe pas de message plus percutant que le suivant lorsqu’il s’agit d’engager un dialogue à Washington : une bonne gouvernance est essentielle à l’efficacité de toute entreprise et de tout gouvernement et l’audit interne est un acteur indispensable de la gouvernance. En fin de compte, la gouvernance - le dispositif comprenant les processus et les structures mis en place par le Conseil afin d'informer, de diriger, de gérer et de piloter les activités de l'organisation en vue de réaliser ses objectifs - doit sous-tendre l’organisation de toute entreprise et de tout gouvernement.

La plupart des services délivrés par les entreprises et les institutions publiques performantes, considérés comme acquis, sont les fruits d’une gouvernance efficace : l’exactitude comptable, la protection des informations des clients, la lutte contre la fraude, l’entretien des systèmes de transport, la propreté de l’eau, la sécurité dans la rue et l’enseignement public.

Toutes ces actions positives de la part des entreprises ou des gouvernements ne dépendent pas de la gouvernance en soi, mais de la permanence de son efficacité. Nous attirons l’attention des législateurs et des autorités de réglementation sur le rôle vital que joue l’audit interne dans ce domaine. Les annonces et les bonnes intentions portant sur l’atteinte d’objectifs ambitieux ne valent rien tant que l’efficacité et l’efficience des processus qui permettent de les accomplir ne sont pas garanties.

Depuis plus d’un millénaire, une certaine forme d’audit a permis d’apporter une assurance sur l’activité commerciale. Aujourd’hui, partout dans le monde, les fonctions d’audit interne, disposant de ressources satisfaisantes, indépendantes et objectives, offrent cette assurance sur tout type de processus, de l’information financière à la cybersécurité. Aujourd’hui, plus d’un million d’auditeurs internes œuvrent, dans des conditions diverses, au service d’une bonne gouvernance.

Même si la plupart des individus ne peuvent pas définir ce que représente une bonne gouvernance, elles savent de manière intuitive ce que cela signifie. Elles comprennent et acceptent les contrats sociaux qui régissent les transactions avec les entreprises et avec l’État, et comptent sur l’efficacité, l’exactitude, l’honnêteté, et la nature éthique de ces interactions.

Cependant, depuis peu, de nombreuses institutions publiques et privées ont connu des échecs spectaculaires démontrant qu’elles disposaient d’une structure de gouvernance inappropriée. Ces échecs ne font que renforcer le climat de défiance envers les institutions publiques et privées.

Le message de notre nouveau directeur des relations avec le gouvernement et de l’IIA aux législateurs a été soigneusement élaboré, en tenant compte de cette méfiance croissante de la part du public. Il porte non seulement sur la restauration de la confiance, grâce au renforcement des engagements du secteur public et privé vis-à-vis d’une bonne gouvernance, mais également sur le rôle crucial de l’audit interne dans ce rétablissement.

Au cours de l’année prochaine, je décrirai les trois étapes que l’IIA a identifiées pour améliorer la gouvernance et de restaurer la confiance. J’espère que vous tous, acteurs de la profession, soutiendrez notre message lors de vos échanges quotidiens.

Comme toujours, je suis impatient de recevoir vos commentaires.

Information :

Richard F. Chambers, Président et directeur général de l’IIA (Institute of Internal Auditors) publie chaque semaine sur son blog un article traitant de sujets d’actualité liés à l’audit interne.